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Fiscalité des cryptomonnaies en France : déclarer et rester en règle

Plus-values, flat tax, seuil d'exonération et déclaration des comptes à l'étranger : les principes essentiels de l'imposition des actifs numériques.

Par Thomas Berger

La fiscalité des actifs numériques en France obéit à des règles précises. Les ignorer expose à des redressements. Voici les principes que tout investisseur particulier doit maîtriser. Si vous débutez, commencez par notre guide pour bien démarrer.

Quand l’impôt s’applique-t-il ?

Le fait générateur de l’impôt, pour un particulier, est la cession à titre onéreux : la conversion d’une cryptomonnaie en euros (ou toute monnaie ayant cours légal), ou son utilisation pour acheter un bien ou un service.

Point essentiel : un échange crypto contre crypto (par exemple Bitcoin vers Ethereum) n’est pas imposable. L’imposition est différée jusqu’au retour vers la monnaie traditionnelle.

Le régime d’imposition

Pour l’investisseur occasionnel, les plus-values relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, au taux global de 30 % :

  • 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu,
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux.

Il est possible, dans certains cas, d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela s’avère plus avantageux.

Le seuil d’exonération

Si le total annuel de vos cessions n’excède pas 305 €, les plus-values sont exonérées. Au-delà, l’ensemble de la plus-value devient imposable.

Les obligations déclaratives

Trois points de vigilance reviennent chaque année :

  1. Déclarer les comptes détenus à l’étranger (plateformes hors de France) via le formulaire dédié — une obligation indépendante de la réalisation de plus-values.
  2. Calculer et reporter les plus-values à l’aide du formulaire prévu à cet effet.
  3. Conserver l’historique de toutes vos transactions, dates et montants.

L’oubli de déclaration d’un compte à l’étranger est sanctionné par une amende, même en l’absence de gain.


Cet article a une vocation pédagogique, reflète l’état du droit à sa date de publication et ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou d’un avocat fiscaliste.